APPORT D’AFFAIRES · SUISSE

La confiance commence par un cadre clair.

Mettre les bonnes personnes en relation, avec transparence et responsabilité.

Comprendre le rôle de l’apporteur d’affaires, les règles suisses et les principes déontologiques qui éclairent une relation professionnelle.

Comprendre le fonctionnement
Un espace d’information consacré au contexte suisse.
Paysage illustratif de lac alpin aux eaux bleues, entouré de montagnes.
Des relations fondées sur des principes.Clarté · Loyauté · Discrétion
01 Un rôle défini02 Une rémunération claire03 Des données protégées

01 — LE FONCTIONNEMENT

Créer le lien.
Respecter le rôle de chacun.

L’apporteur d’affaires identifie une opportunité et met en relation un partenaire et un client potentiel. L’étendue de sa mission dépend de l’accord conclu.

01

Définir la mission

Identifier les parties, préciser le service attendu et convenir des conditions de rémunération avant la mise en relation.

02

Mettre en relation

Transmettre une opportunité pertinente et les seules informations nécessaires, dans le respect des personnes concernées.

03

Laisser les parties décider

Le partenaire et le client restent libres de négocier et de contracter. La simple présentation ne donne pas le pouvoir de les engager.

03 — LA DÉONTOLOGIE

La confiance se construit
dans les pratiques.

Il n’existe pas de code fédéral unique de déontologie pour tous les apporteurs d’affaires. Ces repères associent devoirs légaux et bonnes pratiques ; les règles professionnelles d’un secteur peuvent s’y ajouter.

01 /

Transparence

Présenter clairement son rôle, ses liens avec les partenaires et les conditions de rémunération. Ne pas laisser supposer un agrément inexistant.

Un rôle compréhensible
02 /

Loyauté

Identifier les conflits d’intérêts et les éviter. Une intervention déloyale ou une rémunération contraire à la bonne foi peut faire perdre le droit à la commission selon l’art. 415 CO.

Des intérêts clarifiés
03 /

Confidentialité

Protéger les informations reçues et encadrer leur partage. Respecter les engagements de confidentialité et la législation sur les données personnelles.

Des informations respectées
04 /

Exactitude

Communiquer des éléments vérifiables. Éviter les promesses infondées et les indications trompeuses sur ses compétences, ses prestations ou celles d’un partenaire.

Une information fiable
05 /

Libre décision

Laisser à chaque partie le temps et la liberté de décider. Privilégier une présentation utile, sans pression ni engagement pris au nom d’autrui sans pouvoir.

Un choix éclairé
06 /

Responsabilité

Conserver la trace des accords et rester dans le périmètre de sa mission. Orienter vers un professionnel qualifié lorsque la demande dépasse ses compétences.

Des limites assumées

Repères légaux : CO, art. 398 et 415 ↗ · Loi contre la concurrence déloyale, art. 2 et 3 ↗ · LPD ↗

04 — SELON LE SECTEUR

La mission fait
la différence.

Exercer depuis la Suisse ne dispense pas des règles propres à une activité. Une simple introduction et un conseil spécialisé ne relèvent pas nécessairement du même régime.

Commerce & services

Les règles contractuelles, la concurrence loyale et la protection des données constituent les principaux repères. Certaines activités, par exemple le placement de personnel ou le courtage de crédit à la consommation, connaissent des exigences particulières : vérifier la réglementation avant d’intervenir.

Consulter le Code des obligations ↗
Immobilier

Le courtage immobilier relève notamment des art. 412 ss CO. Préciser si la mission consiste à indiquer un contact ou à négocier. Les exigences cantonales doivent être vérifiées selon le lieu et l’activité.

La double représentation en courtage de négociation peut engendrer un conflit d’intérêts incompatible avec les obligations du courtier. Une information sur les commissions ne suffit pas toujours à résoudre ce conflit.

Tribunal fédéral : arrêt 4A_214/2014 ↗
Finance & investissements

Des recommandations personnelles portant sur des instruments financiers peuvent constituer un service financier selon la LSFin. Les obligations d’information, de comportement et, selon le statut du prestataire, d’enregistrement doivent alors être examinées. La gestion de fortune peut également nécessiter une autorisation selon la LEFin.

Pour les rémunérations reçues de tiers liées à un service financier, l’art. 26 LSFin prévoit leur remise au client ou une information préalable avec renonciation expresse. Les obligations civiles de restitution doivent aussi être examinées. Cette règle ne s’étend pas automatiquement à toute commission commerciale.

LSFin : art. 3, 25, 26 et 28 ↗FINMA : registre des conseillers ↗
Assurances

La FINMA distingue la simple fourniture de données ou d’informations de l’intermédiation d’assurance. Proposer ou conclure des contrats, ou conseiller dans ce but, peut relever de l’intermédiation.

Les intermédiaires non liés doivent en principe être inscrits au registre de la FINMA. Les exigences de formation, d’information et de rémunération varient selon le statut et l’activité.

FINMA : intermédiation d’assurance ↗

Si une opération concerne aussi un autre pays, des règles étrangères peuvent s’appliquer, même lorsque l’apporteur est domicilié en Suisse.

05 — QUESTIONS FRÉQUENTES

Des réponses
sans détour.

Le domaine deontologie.ch est-il un label ?

Cette page est un espace d’information privé. Le nom de domaine et une référence à cette page ne constituent ni un agrément de l’État, ni une certification, ni une preuve de conformité individuelle. Les références officielles permettent à chacun de vérifier le cadre applicable.

Que vérifier avant une mise en relation ?

Vérifier l’identité de l’interlocuteur, sa mission, qui le rémunère et les informations qui seront partagées. Pour une activité réglementée, consulter le registre approprié et vérifier le périmètre de l’inscription ou de l’autorisation.

Consulter les listes de la FINMA ↗
Un contrat écrit est-il nécessaire ?

Le courtage ordinaire peut en principe être conclu sans forme spéciale. Un écrit reste recommandé pour prouver l’accord et prévenir les désaccords sur la commission. Des règles particulières peuvent s’appliquer selon le secteur et le contenu de l’opération.

Ces principes engagent-ils tous les apporteurs ?

Les obligations légales s’appliquent lorsque leurs conditions sont remplies. Les bonnes pratiques présentées ici n’ont pas, à elles seules, force de loi. Un code professionnel peut lier ses membres ou être intégré à un contrat ; son champ et ses effets dépendent de ses règles.